C'est sans aucun doute une période difficile pour les DSI et les directeurs techniques. La pression exercée par l'entreprise pour faire avancer la numérisation n'a jamais été aussi forte, tandis que, dans le même temps, les incertitudes économiques et politiques rendent difficile la poursuite des activités courantes, sans parler des grands programmes de transformation et des innovations.

Le récent rapport de Randstad sur la transformation numérique a interrogé plus de 750 décideurs informatiques sur leurs priorités et leurs défis, et ce rapport a mis en évidence certaines tendances communes à un large éventail de secteurs d’activité.

Bon nombre de ces défis et obstacles qui freinent la numérisation découlent d’un seul et même thème : les talents. Dans certains cas, il s’agit simplement d’un manque de capacités : l’entreprise ne dispose pas de suffisamment de talents numériques pour mener à bien ses programmes de changement. Dans d’autres cas, il s’agit d’un déficit de compétences numériques chez les ressources internes : les collaborateurs informatiques ne possèdent pas les nouvelles compétences numériques nécessaires pour concrétiser la vision numérique de l’entreprise.

La confiance dans la capacité à mener à bien le changement est faible

La plupart des organisations ont désormais une vision numérique, portée par le DSI ou le directeur technique ; cependant, la confiance semble faire défaut quant à la capacité à transformer cette vision en une transformation réussie. Pour obtenir les résultats escomptés, les services informatiques ont besoin à la fois de confiance et de capacités. L’étude a révélé que la moitié des DSI ne sont pas satisfaits de la direction que prend leur entreprise sur le plan technologique ou doutent que leurs initiatives clés aboutissent au cours des cinq prochaines années.

L’infrastructure technologique de base existante semble être à l’origine de ce manque de confiance. Parmi ceux qui ont signalé ce manque de confiance, 75 % ont associé ce doute à de mauvaises performances des systèmes, à une technologie obsolète ou à des lacunes technologiques.

Le manque de confiance des DSI est justifié, car l’étude a également montré que près de la moitié des organisations interrogées (41 %) ont révélé n’avoir obtenu que peu de succès dans la modernisation de leur technologie jusqu’à présent. Dans un monde marqué par la numérisation et la modernisation, les organisations sont toujours confrontées à un écart considérable entre leur vision, leurs besoins et la réalité.

budgets réduits, surveillance accrue

Bien que certaines entreprises semblent investir massivement dans leurs programmes de numérisation, la question du financement de l’informatique reste une préoccupation constante : 44 % des personnes interrogées indiquent que les pressions budgétaires risquent de s’accentuer compte tenu du climat économique actuel.

La combinaison de l’incertitude économique et de la pression accrue exercée par les entreprises pour accélérer la numérisation se traduit par une surveillance accrue du service informatique, qui doit justifier le retour sur investissement et accélérer le délai de rentabilisation des initiatives. Aux yeux des entreprises, plus un programme d’innovation est mis en œuvre rapidement, mieux c’est, mais est-ce la bonne façon d’envisager les choses ? L’accent devrait être mis sur une modernisation durable et une amélioration technologique à long terme – et pour y parvenir, les entreprises doivent se tourner vers un service informatique plus important, plus diversifié et plus compétent pour mener à bien leurs opérations numériques.

les principales préoccupations des DSI

Les principales préoccupations des professionnels de l’informatique se répartissent globalement en trois catégories : la cybersécurité, les défis économiques et les compétences.

les principales préoccupations des professionnels de l’informatique

top concerns for IT professionals
top concerns for IT professionals

Ce qui est intéressant dans cette liste de préoccupations, c’est que bon nombre de ces facteurs externes n’ont pas seulement un impact sur l’informatique, mais sur l’entreprise dans son ensemble, et c’est grâce à une agilité accrue, rendue possible par la numérisation et la modernisation des infrastructures, que les organisations pourront mieux relever ces défis. Par exemple, l’impact persistant de la pandémie est directement lié à la culture du télétravail et aux obligations de retour au bureau, autant de défis qui peuvent être gérés plus efficacement en améliorant la connectivité et l’accessibilité des collaborateurs.

La pénurie de talents est une préoccupation majeure

Les DSI citent le manque de talents comme le principal obstacle à la transformation numérique. 

Si le manque de budget (5 %) ou d’enthousiasme pour les nouveaux systèmes (17 %) figuraient toujours parmi les facteurs freinant le changement, ceux-ci étaient perçus comme des défis bien moins importants que les questions liées aux compétences et aux connaissances, telles que la nécessité de se reconvertir ou de se perfectionner (44 %), le manque de supports de formation (34 %), la difficulté à intégrer les collaborateurs (33 %) et le manque d’expertise interne pour faire avancer les initiatives (21 %). En substance, les DSI ne disposent pas des ressources nécessaires pour concrétiser leur vision. Même si l’entreprise souhaite se numériser, le service informatique reste sous-financé et en sous-effectif.

Les plus grandes lacunes en matière de connaissances concernent la migration vers le cloud : près de la moitié (46 %) des organisations estiment ne pas disposer en interne du niveau de connaissances requis. D’autres pénuries de compétences affectant la capacité des entreprises à mener à bien leurs initiatives de transformation concernent les services gérés, la migration, l’automatisation, les logiciels en tant que service (SaaS) et la cybersécurité – chacun de ces domaines ayant été cité par plus d’un tiers des professionnels interrogés.

une transformation numérique axée sur les talents

Cette étude met en évidence deux certitudes : le besoin et la volonté de changement numérique ne feront que s’accroître, et les équipes informatiques devront mener à bien ces programmes dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes économiques et géopolitiques.

En résumé, les DSI seront soumis à une pression accrue pour accélérer la transformation numérique ; cependant, ils ont peu de chances de bénéficier des niveaux d’investissement nécessaires pour renforcer leurs équipes et combler le déficit de compétences.

Les DSI devront donc faire preuve de plus d’ingéniosité et envisager des approches nouvelles et différentes pour renforcer leurs équipes et intégrer les bons talents, au bon moment et dans les domaines appropriés. Cette approche flexible, consistant à mobiliser les talents numériques au moment où chaque programme de numérisation en a le plus besoin, permettra de réduire les dépenses informatiques liées à l’intégration et à la formation des collaborateurs, tout en garantissant une mise en œuvre plus rapide et plus agile.

Il sera essentiel de trouver les solutions de gestion des talents adaptées pour les aider à renforcer leur équipe existante avec des collaborateurs permanents ou temporaires. De plus, il sera essentiel d’explorer des modèles de prestation mondiaux et de tirer parti des compétences externes appropriées de la manière la plus économique possible. Cette approche moderne permettra enfin de tracer la voie idéale vers la transformation numérique. Si les entreprises parviennent à trouver un partenaire de transformation numérique capable de fournir à la fois des conseils globaux et techniques sur chaque aspect de la numérisation, elles mettront toutes les chances de leur côté pour réussir.

Pour en savoir plus sur la demande de talents et découvrir d’autres informations, consultez l’intégralité du rapport Randstad sur la transformation numérique.